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Une page pour se souvenir

Saint-Brieuc. Balcons dangereux : un "péril imminent" pour des habitants

Publié le 13 Juin 2017 par Une page pour se souvenir in Bretagne, Infos

Saint-Brieuc. Balcons dangereux : un "péril imminent" pour des habitants

J'ai pris en photo la façade de l'immeuble pendant que je roulais en ville ce lundi. Le lien de l'article ci-dessous. Source Ouest France de Saint-Brieuc. Mardi 14 juin 2017.

Le syndic de la résidence Elysée, à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), interdit aux occupants d’accéder aux balcons et de s’appuyer sur les garde-corps qui menacent de tomber.
 
 
Construite dans les années soixante-dix boulevard Waldeck-Rousseau, dans le centre-ville de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), la résidence Elysée présente des sérieux signes de fatigue. Début juin, le syndic a adressé une lettre recommandée à la centaine de propriétaires leur intimant de ne plus aller sur leur balcon pour prendre l’air.
 
« Interdit d'accéder aux balcons »
 
« À compter de la présente lettre, il vous est interdit d’accéder aux balcons et de prendre appui sur le garde-corps jusqu’à la rénovation complète de ces derniers dans le cadre de la restructuration », est-il écrit dans ce courrier recommandé.
 
Le syndic de la résidence Elysée, à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), interdit aux occupants d’accéder aux balcons et de s’appuyer sur les garde-corps qui menacent de tomber. Le syndic de la résidence Elysée, à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), interdit aux occupants d’accéder aux balcons et de s’appuyer sur les garde-corps qui menacent de tomber. | Jean-Yves Hinault
En prévenant les propriétaires des dangers encourus par les habitants, le syndicat des copropriétaires (1) s’estime libéré de ses responsabilités « à l’égard des actes et conséquences de personnes utilisant ces garde-corps ou tous tiers les visitant ».
 
Les garde-corps ont rouillé avec le temps
 
C’est un architecte chargé de la restructuration qui a demandé au syndicat de copropriétaires une mise en sauvegarde des garde-corps de l’immeuble, présentant selon l’homme de l’art, « un péril imminent pour les résidents ».
 
Concrètement, les garde-corps en acier non galvanisés ont rouillé avec le temps. Fixés dans le dallage en béton des balcons, des supports des garde-corps se désolidarisent de la structure. Dans certains appartements, il n’y a plus de fixation.
 
Le syndic de la résidence Elysée, à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), interdit aux occupants d’accéder aux balcons et de s’appuyer sur les garde-corps qui menacent de tomber. Le syndic de la résidence Elysée, à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), interdit aux occupants d’accéder aux balcons et de s’appuyer sur les garde-corps qui menacent de tomber. | Jean-Yves Hinault
« Déjà signalé en 1988 »
 
D’importants travaux de rénovation de la résidence (isolation, changements de chaudières, mises en conformité des normes d’incendie… ) vont démarrer en septembre. Les garde-corps vont aussi être changés. Il était temps. D’après l’un des locataires, « en 1988, des locataires avaient déjà signalé ces problèmes ».
 
Pour réaliser des travaux sur une telle copropriété, ce n'est pas simple. Mettre une centaine de propriétaires d’accord sur une facture de travaux peut devenir un vrai casse-tête.
 
Un plan de bataille pour les copropriétés dégradées
 
C’est pour cette raison que la Ville a lancé une opération d’amélioration de l’habitat pour les copropriétés dégradées. Avec une subvention rondelette, les propriétaires sont plus enclins à signer un chèque pour rénover leur immeuble. Les premiers immeubles à avoir profité de ce programme sont les résidences Colombier et Sainte-Thérèse, ainsi qu’un vieux bâtiment dans la zone piétonne, rue du Général-Leclerc. La résidence Élysée était la suivante sur la liste.
 
Concernant Colombier et Sainte-Thérèse, pour donner un coup de pinceau sur les façades, refaire l’isolation et les parties communes, le coût s’élevait à plus de 3,8 millions d’euros. La Ville s’est associée à l’Agence nationale de l’habitat, à l’État et à l’agglo pour subventionner les travaux à hauteur d’1,6 million d’euros.
 
Pour la résidence Élysée, les fourchettes de prix sont du même ordre. Les travaux qui commenceront en septembre coûtent plus de 4 millions d’euros. Les collectivités locales et l’agence nationale de l’habitat financent plus de deux millions d’euros.
 
Un locataire « peut demander une réduction du loyer »
 
Même pour les collectivités, monter une telle opération et rassembler les financeurs est « un casse-tête », reconnaît-on en interne. D’autant plus qu’une partie des subventions est avancée par la Coopérative immobilière de Bretagne afin de ne pas retarder le paiement des entreprises.
 
Mais généralement, dans ce genre d’opération, tout le monde y gagne. Y compris les habitants du quartier, qui ne font plus face à un immeuble aux vieilles pierres décrépies taillées dans les années 60. Mais les premiers bénéficiaires sont avant tout les propriétaires. Un locataire, rencontré hier, rappelle que « dans le cas d’une perte de jouissance des balcons, les locataires sont en droit de bénéficier d’une réduction du loyer ».
 
(1) Contacté lundi, le syndic de copropriétés n’a pas répondu à notre sollicitation.
Saint-Brieuc. Balcons dangereux : un "péril imminent" pour des habitants
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