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Une page pour se souvenir

Exposition : Les premières villes de l'Ouest

Publié le 16 Juillet 2017 par Une page pour se souvenir in Bretagne

Exposition : Les premières villes de l'Ouest

Il y a une nouvelle exposition au musée d'art et d'histoire de Saint-Brieuc. Elle à pour titre : Les premières villes de l'Ouest. Du samedi 08 juillet au dimanche 12 novembre 2017.

Exposition : Les premières villes de l'Ouest
Exposition : Les premières villes de l'Ouest
Exposition : Les premières villes de l'Ouest
Exposition : Les premières villes de l'Ouest
Exposition : Les premières villes de l'Ouest
Exposition : Les premières villes de l'Ouest
Source ( Site Officiel Ville de Saint-Brieuc) :
 
 
EXPO "LES PREMIÈRES VILLES DE L'OUEST"
 
À LA DÉCOUVERTE DES VILLES GAULOISES
 
Du samedi 8 juillet au dimanche 12 novembre, le Musée d'art et d'histoire vous propose une exposition consacrée aux «Premières Villes de l’ouest, agglomérations gauloises en Bretagne et Pays de la Loire». Elle présente les dernières découvertes, issues d’importants chantiers de fouilles archéologiques et permettant de mieux comprendre ce qu'était le quotidien des habitants de l’ouest de la Gaule avant l'arrivée des Gallo-Romains.
 
Depuis une quinzaine d’année, à la faveur d’aménagements routiers et ferroviaires, d’importants chantiers de fouilles archéologiques préventives ont permis de parfaire nos connaissances et de confirmer qu’avant les Gallo-romains, les Gaulois nous avait laissé en héritage un réseau de fermes, de villes et de petites bourgades émaillant tout autant la Bretagne que les Pays de la Loire. Cette redécouverte historique de l’ouest de la Gaule, a permis de révéler une organisation humaine et économique de l’espace basée sur très grande complémentarité entre les villes et les campagnes et un urbanisme structuré de cités, lieux d’échanges et de pouvoirs.
 
Le site de Moulay, en Mayenne dont les fouilles spectaculaires qui y ont été menées récemment nous ont appris qu’il s’agissait d’un des dix plus vastes oppida gaulois de France, d’une superficie de 135 hectares.
Le Musée archéologique départemental de Jublains a réalisé une exposition consacrée aux « Premières Villes de l’ouest, agglomérations gauloises en Bretagne et Pays de la Loire».
Dès l'origine du projet , l'exposition a été conçue pour être présentée en totalité ou en partie dans d'autres institutions. La ville de Saint-Brieuc et son musée d'art et d'histoire ont manifesté leur intérêt pour les problématiques mises en avant par cette exposition.
 
Le parcours de l'exposition
 
L'état de nos connaissances
Une première section, dès l’entrée du musée, dresse un panorama général de nos connaissances sur les villes gauloises, les situe plus précisément dans la chronologie, évoque leurs tailles et formes variable… C’est l’occasion d’aborder les traits dominants et la variété de ces villes et de réfléchir à la façon dont la topographie peut influencer la forme, voire la fonction d’une ville. De grandes images lidars (système de télédétection par laser) de sites de l’ouest, mais aussi d’autres sites européens, sont ici mises en avant, associées à des maquettes topographiques et des vues aériennes.
 
La ville et son territoire
 
Cette seconde section rappelle que la ville n’est pas un phénomène isolé, mais en étroite association avec le territoire environnant. Les campagnes font vivre la ville, la ville est le lieu des échanges et du pouvoir, qui structurent et dynamisent les campagnes. Cartes et illustrations donnent à voir cette réalité méconnue des campagnes gauloises densément exploitées et sillonnées de routes et de voies. La concentration des richesses agricoles est observée grâce aux sites de Paule et Moulay.
 
L’autre question abordée dans cette section est celle du pouvoir et de sa représentation à l’échelle du territoire, que ce soit par les monnaies ou, comme à Paule, les représentations des ancêtres, et la façon dont cette image du pouvoir est émise de la ville pour rayonner sur tout un territoire ou un peuple.
 
Le trésor de Laniscat
 
Ce dépôt monétaire est à ce jour le plus important ensemble de monnaies gauloises découvert dans la cité des Osismes (Côtes-d’Armor). Il comprend 547 pièces frappées dans un alliage d’or, d’argent et de cuivre.
 
Le trésor a été découvert par l’Inrap, en 2007, lors de la fouille d’une grande et prospère ferme gauloise datant de 250 avant J.-C.
 
Les statuettes de Paule
 
Enfouies vers 50 avant J.-C. dans deux fossés et un souterrain, ces quatre sculptures ont été taillées dans une roche verte provenant d’une carrière distante de 60 km du site.
 
Ces bustes, dont une vingtaine d’exemplaires similaires ont été retrouvés en Gaule, présentent parfois un objet sur la poitrine, à la manière des gisants médiévaux : le plus souvent une épée ou un torque, symboles de leur bravoure et de leur dignité.
 
A Paule, la lyre présentée par l’un des personnages permet d’interpréter ce buste comme celui d’un barde, un personnage éminent de la société. Le torque, un épais collier de tôle d’or, figuré autour de son cou, a été conféré à cette personne pour honorer sa valeur au combat ou dans l’exercice de ses fonctions.
 
Construire la ville
 
Cette section débute les impressionnants remparts qui ont fait la réputation des Gaulois. Au-delà des techniques, il s’agit aussi d’aborder les grands principes de l’urbanisme et les principales réalisations publiques des villes gauloises : sanctuaires, places, greniers sont de mieux en mieux connus, tandis que les toutes dernières découvertes (à Trégueux et Bibracte par exemple) laissent penser qu’une certaine uniformité peut exister dans les bâtiments publics.
 
La technologie gauloise est aussi mise en avant, avec la mise en valeur d’une machine à puiser l’eau découverte sur le site de Paule, premier exemple connu d’usage de la bielle.
 
La machine hydraulique de Paule (réalisation Joël Jupin)
Au fond d’un puits, 57 objets en bois ont été découverts. Ils s’associent pour former une exceptionnelle machine gauloise, construite entre 68 et 27 av. J.-C., exposée ici pour la première fois dans son hypothèse de restitution.
Il s’agit du premier exemple aujourd’hui connu du mécanisme de la bielle. Cette machine complexe est aussi présentée sous la forme d’une maquette à l’échelle 1/3, que les visiteurs peuvent faire fonctionner
 
 
 
LA VIE EN VILLE
 
Les sites de l’ouest ont livré du mobilier et des informations archéologiques, tant sur l’organisation dans la ville des activités artisanales que sur les techniques elles-mêmes. Ateliers de bronzier et de forgeron, production de meules attestée à Quimper, augets à sel indiquant la mise en forme d’une matière première importée… Tous ces objets témoignent de la grande diversité des activités de création et de transformation, où les échanges jouent un grand rôle.
 
Enfin viennent les maisons. La fouille de Moulay permet une approche intéressante d’un quartier d’habitation, avec ses jardins et ses espaces communs, puis de la forme de la maison gauloise, réalisée selon des modules et des techniques standardisés. Le mobilier lié à la vie quotidienne, comme la série des seaux en bois de Trégueux, ouvre enfin sur la vie menée par les habitants de ces villes. Cette partie se prête particulièrement bien à une expérience immersive, faisant largement appel aussi aux reconstitutions permettant d’entrer au plus près dans l’aspect quotidien d’une de ces maisons gauloises.
 
Le métier à tisser, les pesons de métier à tisser
 
Le tissage est une activité de la vie quotidienne. Placé dans la maison, le métier à tisser est vertical, fait de pièces de bois amovibles ; les fils de laine sont tendus par des poids en terre cuite, les pesons. Ce sont ces objets qui, seuls, fournissent les traces archéologiques de cette activité.
 
Le foyer domestique
 
Les maisons de ville gauloises sont petites (entre 15 et 50 m2), mais confortables. Le foyer est au cœur de la maison et les activités s’organisent autour de lui. Tables basses, tabourets, étagères, coffres garnissaient les maisons. Quelques objets de bois parvenus jusqu’à nous témoignent de l’attention parfois apportée au décor des objets, meubles et éléments de charpente. La sculpture et la couleur faisaient sans doute partie du quotidien des Gaulois.
Les populations gauloises accordent un intérêt particulier aux parures en verres, principalement sous forme de bracelets et de perles de couleurs variées. Ces objets peuvent être importés de lieux de productions d’Europe centrale et circuler sur de longues distances ou éventuellement être fabriqués au sein des agglomérations. Malheureusement, cet artisanat produit très peu de déchets et son identification demeure très difficile à établir.
 
Vaisselle en bois
 
Le site de Trégueux a livré un ensemble exceptionnel d’objets du quotidien en bois : mortier et pilon, petite boîte rappelant étrangement les beurriers traditionnels, grande cuillère, seaux, coupes et objets décorés…
Tous ces objets, qui nous échappent habituellement, viennent remplir les maisons gauloises telles que nous pouvons les imaginer aujourd’hui.
 
La fin des villes gauloises
 
Le cas de Paule, Moulay et Jublains, est identique à d’autres situations ailleurs en Gaule. Après une occupation importante, mais peut-être de courte durée, la ville de Moulay disparaît complètement et ne semble plus du tout occupée à l’époque gallo-romaine, tandis que la ville de Noviodunum émerge rapidement autour d’un important sanctuaire de l’Âge du Fer.
Exposition : Les premières villes de l'Ouest
Exposition : Les premières villes de l'Ouest
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