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Une page pour se souvenir

Un bar à hôtesses à Saint-Brieuc ?

Publié le 1 Décembre 2017 par Une page pour se souvenir in Bretagne

Un bar à hôtesses à Saint-Brieuc ?

Je découvre cette information qui parle de l'ouverture prochaine d'un bar à hôtesses. Mais c'est quoi un bar à hôtesse ? Je publie le lien de l'article du Télégramme qui en parle.

Info source : Le Télégramme (Jeudi 30 novembre 2017)

Le Tiki bar est au centre de nombreuses rumeurs. La plus insistante d'entre elles évoque l'ouverture d'un bar à champagne. À Saint-Brieuc, ce serait inédit.
 
Depuis quelques mois, les riverains s'inquiètent de la possible implantation d'une boîte de nuit à la place de l'ancien Tiki bar, rue de Gouédic. Sauf que depuis plus d'un an, si les rumeurs évoquent bien un établissement de nuit, certaines parlent plutôt d'un bar à hôtesses... Alors, champagne ?
 
« Oui, on a entendu plutôt ça aussi ». Ça ? C'est l'ouverture d'un bar à hôtesses au numéro 3 de la rue de Gouédic, à la place de l'ancien Tiki bar. Une idée évoquant suffisamment d'obscures alcôves pour que personne n'ose trop l'aborder franchement. « Peut-être que ce serait simplement un bar de nuit ? », interroge ainsi ce riverain.
 
C'est ce qui aurait été prévu au départ : « un bar ouvrant vers 23 h » se souvient un voisin qui avait rencontré le nouveau propriétaire. Mais c'était il y a plusieurs mois, et, depuis, le projet aurait évolué. « On a effectivement, nous aussi, entendu parler de cette rumeur », note prudemment un membre de l'équipe municipale, qui précise aussitôt : « mais nous n'avons pas de nouvelles informations sur ce dossier ».
 
Un lieu stratégique
 
Le devenir de cet établissement, situé tout en haut de cette longue artère briochine, et donnant donc sur l'hyper centre-ville, concentre soudainement l'attention depuis que les rumeurs ont dépassé le stade de la confidentialité. Sur Twitter, la Ville de Saint-Brieuc comme les journaux de la presse quotidienne ont été interrogés directement par une riveraine craignant de voir s'ouvrir une boîte de nuit, et tout autant que le sujet « passe sous silence ».
 
Or il n'en est rien. D'abord, parce que l'endroit est en train de devenir stratégique : il est proche du fameux chapeau de gendarme que les services de l'agglomération devraient raser sous peu, et réaménager en lien avec le passage de la ligne Teo. Alors un bar à bouchon, ou un bar à champagne, comme une boîte de nuit, là tout contre, ça mettrait apparemment les bulles en délicatesse avec les critères de la « valorisation du centre-ville » portés par les élus.
 
Sensible
 
Se posent aussi des questions strictement juridiques. L'ouverture d'un tel établissement est considérée comme « sensible », ce qui multiplie les exigences et en conséquence rallonge éventuellement l'instruction du dossier. Le propriétaire doit notamment respecter des critères de distance avec des établissements scolaires, ou accueillant la petite enfance. Et globalement, prouver qu'il ne risque pas de provoquer un trouble à l'ordre public et aux bonnes moeurs.
 
Car, et c'est là le penchant le plus délicat de la démarche, ces établissements sont soumis à un contrôle strict des autorités en lien avec la loi sur la répression du proxénétisme - la notion d'hôtesse étant floue, surtout après quelques verres de champagne. En attendant que le projet soit éventuellement abouti, ou mieux, confirmé, on sait que le bâtiment a été intégralement racheté.
 
Le fond et les murs auraient coûté 120.000 € au nouveau propriétaire. Et même si la devanture n'en laisse rien imaginer, l'intérieur du local aurait été entièrement rénové, avec des travaux terminés depuis plusieurs mois. C'est du moins ce qu'ont constaté les services municipaux qui l'ont visité pour faire un point sur les aspects réglementaires du dossier.
 
Club libertin à Plérin ?
 
Avant que les bouchons ne sautent pour fêter l'ouverture, la préfecture devra d'abord vérifier la conformité aux normes d'un projet d'établissement accueillant du public. La Ville, de son côté, assure rester attentive à la possible installation d'un bar à hôtesses dans le centre de Saint-Brieuc. Et si le projet devait capoter, les plus déçus pourraient toutefois se consoler avec une autre piste commerciale proche : celle de l'ouverture d'un club libertin, à Plérin. Un investisseur se serait montré intéressé par des locaux vacants...
 
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